
Parcours: Genève-Bouveret-Genève. Départ samedi matin 9h00.
Le Bol d'Or Rolex, l'incontournable compétition vélique rassemble plus de 520 bateaux sur le lac Léman. Cette régate est aussi la plus grande d'Europe en eau fermée et est convoitée par les plus grands marins.

Il y a du monde sur les quais de Genève ce samedi matin pour préparer cette 67 ème édition.
L'ambiance est sympa, tous les équipages sont motivés et sont prêts à donner le meilleur d'eux mêmes.

La Perle du lac et le quai de Cologny forment la ligne de départ.
La flotte lémanique se prépare à affronter une absence d'air qui se fait de plus en plus pesante.

Nous prenons un excellent départ grâce à une bouffée d'air qui nous porte dans le petit lac. Nous sommes même devant les premiers D35.
Dans un temps de pétole, chaque mouvement est susceptible de freiner l'inertie du bateau et chacun veille à rester à son poste.

Les multicoques nous rejoignent après une heure de solitaire. La faible brise empêche le reste de la flotte de se disperser, mais quelques monocoques pointent déjà leur nez et suivent les multis.

Passage d'Axiom barré par Etienne David au vent de notre monocoque.

Oyster, un des Psaros 40 barré par Jean Marc Monnard, nous accompagne lors d'un bord de près au large des côtes françaises.

L'absence d'air commence à jouer avec les nerfs de chacun.
La patience et la bonne humeur deviennent deux armes indispensables pour résister aux interminables molles. Cela fait plus de 20 ans que le Bol d'or n'avait pas connu une météo aussi peu ventée.

Nous passons la barge du Bouveret vers 20h00, peu de temps après Fullpelt x. A ce stade, rien n'est vraiment joué pour les premières places du classement général.

Da Capo, le quatrième Psaros 40 construit sur le plan d'eau Lémanique.

Le peu d'activité qui règne à bord impose une grande concentration. Avant la tombée de la nuit, le temps est encore à l'observation des risées et à l'anticipation des manoeuvres qui permettrons d'optimiser la vitesse et la trajectoire du bateau.

Le soleil se couche sur le jura, la nuit s'annonce longue et difficile. Nous franchirons la ligne d'arrivée le dimanche matin vers 7h00 à la 20 ème place du classement général et 6 ème de la classe 1. Plus de 200 bateaux ont abandonnés ou sont arrivés hors délai.
Loick Peyron sur Okalys (D35) gagne le général en 16h29 min et Oyster termine premier monocoque.